2027

Invités confirmés

James Newitt – février 2027

James Newitt (né en 1981 à Hobart, en Tasmanie) est un artiste visuel et cinéaste australien basé à Lisbonne. Sa pratique, fondée sur la recherche, associe investigation historique, engagement avec le public et observation des dynamiques sociales. Travaillant à travers le film, la photographie, le texte et l’installation, il explore les relations entre les individus, les territoires et les récits collectifs. Son travail a été présenté dans de nombreuses institutions et dans des festivals internationaux en Europe, en Australie et en Asie. Au cours de sa carrière, il a bénéficié de nombreuses résidences, bourses et récompenses.

Maryam Tafakory – février 2027

Maryam Tafakory, née et élevée en Iran, est une artiste visuelle dont le travail prend la forme de collages textuels et filmiques mêlant poésie, non-fiction spéculative et matériaux d’archives. En explorant les différents registres à travers lesquels les images parlent ou refusent de parler, son travail cherche à mettre au jour des formes d’effacement dissimulées – des corps, des intimités et des histoires. Ses projets de recherche s’intéressent à ce qui est souvent négligé et considéré comme trivial ou excessif. Elle a développé un ensemble de films, de performances et d’essais vidéo en dialogue avec le cinéma iranien post-révolutionnaire.

Carine Doumit – avril 2027

Carine Doumit est monteuse, autrice et consultante artistique basée à Beyrouth. Son travail se situe à l’intersection du montage et de l’écriture et s’étend aux longs métrages documentaires, aux essais filmiques, aux vidéos expérimentales, aux installations et aux performances. Elle collabore régulièrement avec des cinéastes et des artistes au développement et à la structuration de leurs projets. Enseignante au département audiovisuel de la Saint Joseph University depuis 2007, elle intervient également dans de nombreux ateliers et programmes de formation destinés aux cinéastes émergents. Son travail explore les relations entre narration, mémoire et forme cinématographique.

Victoire Karera Kampire – avril 2027

Victoire Karera Kampire (née en 1990) est une cinéaste et artiste sonore belgo-rwandaise. Elle est titulaire d’un master en New Media and Society de la Vrije Universiteit Brussel et est diplômée de LUCA School of Arts. Elle développe une pratique située à l’intersection du documentaire, de la fiction et de l’expérimentation. Ses films explorent la mémoire, l’absence et les traces invisibles laissées par l’histoire, à travers des archives réinventées et des présences fantomatiques. Son travail a été présenté dans différents contextes artistiques et cinématographiques en Belgique et à l’international.

Carlos Casas – juin 2027

Carlos Casas (né en 1974 à Barcelone) est artiste et cinéaste. Sa pratique englobe le cinéma, le son et les arts visuels. Formé aux beaux-arts, au cinéma et au design à Barcelone et à Vienne, il développe depuis plus de vingt ans des projets à la croisée du documentaire, de l’installation et de l’expérimentation audiovisuelle. Son travail a été présenté dans de grandes institutions, notamment à la Tate Modern, au Centre Pompidou, au Palais de Tokyo, à la Fondation Cartier et à Bozar, ainsi que dans de nombreux festivals internationaux, parmi lesquels Venise, Rotterdam, FIDMarseille et CPH. Son travail explore fréquemment les territoires extrêmes, les paysages sonores et les relations entre les êtres humains et leur environnement.

Beny Wagner – juin 2027

Beny Wagner (né en 1985 à Berlin) est artiste, cinéaste, auteur et chercheur, basé au Royaume-Uni. Travaillant à travers le film, le texte, l’installation et les conférences performées, il construit des récits non linéaires qui interrogent les limites de la perception humaine, du corps et des systèmes de connaissance. Depuis plusieurs années, il collabore étroitement avec l’artiste et cinéaste Sasha Litvintseva. Leur travail a été présenté dans de nombreux festivals et institutions internationaux, notamment à la Berlinale, au International Film Festival Rotterdam, au Museum of the Moving Image à New York, à Transmediale et sur Criterion Channel.

Nicolás Pereda – septembre 2027

Nicolás Pereda (né en 1982 à Mexico) est un cinéaste mexicano-canadien dont le travail brouille les frontières entre fiction et documentaire. Diplômé de York University à Toronto, il développe depuis près de vingt ans une œuvre minimaliste et singulière, attentive aux réalités sociales, aux relations familiales et aux structures de classe au Mexique. Ses films ont été présentés dans de grands festivals internationaux, notamment à Venise, Berlin, Rotterdam et Toronto. Son travail se caractérise par des récits fragmentés, un humour discret et une attention particulière portée aux gestes du quotidien.

Monahad Yaqubi – septembre 2027

Mohanad Yaqubi (né en 1981 au Koweït) est cinéaste, producteur, chercheur et programmateur palestinien. En 2004, il a cofondé à Ramallah la société de production indépendante Idioms Film. Il est également membre fondateur du collectif de programmation Subversive Film et du Palestine Film Institute, deux initiatives dédiées à la préservation, à la recherche et à la diffusion du patrimoine cinématographique palestinien. Son travail explore les relations entre cinéma, mémoire, archives et luttes anticoloniales, avec un intérêt particulier pour les pratiques de cinéma militant et les réseaux transnationaux de solidarité. Depuis 2017, il est chercheur et enseignant au KASK School of Arts à Gand, où il mène des recherches sur l’esthétique des cinémas de solidarité politique.

Son premier long métrage, Off Frame AKA Revolution Until Victory (2016), une réflexion sur les archives du cinéma révolutionnaire palestinien, a été présenté dans de nombreux festivals internationaux, notamment au Toronto International Film Festival, à la Berlinale et à Cinéma du Réel. Son deuxième long métrage, R21 AKA Restoring Solidarity (2022), poursuit cette exploration des archives et des histoires de solidarité internationale à travers une collection de films palestiniens conservée au Japon. Ses œuvres ont été présentées dans des institutions et festivals tels que documenta fifteen, IDFA, le Marrakech International Film Festival et True/False.

À travers ses films, ses recherches et son travail de programmation, Mohanad Yaqubi contribue à rendre visibles des images, des récits et des histoires souvent marginalisés, tout en interrogeant le rôle du cinéma comme outil de résistance, de transmission et de mémoire collective.

Reem Shilleh – septembre 2027

Reem Shilleh est chercheuse, curatrice, monteuse, autrice et artiste, basée entre Bruxelles et Ramallah. Son travail s’appuie sur des recherches au long cours consacrées aux pratiques cinématographiques militantes et révolutionnaires en Palestine, dans sa diaspora et au sein de ses réseaux internationaux de solidarité. À travers le cinéma, les archives, l’écriture, le montage et la recherche curatoriale, elle explore les relations entre mémoire collective, histoire politique et circulation des images.

Au cœur de sa pratique se trouve la notion d’« archive imparfaite » (imperfect archive) : une conception de l’archive comme processus vivant plutôt que comme institution figée. Ses recherches portent notamment sur les films produits pendant la période de la Révolution palestinienne (1968–1982), ainsi que sur les manières dont ces images, souvent marginalisées ou oubliées, continuent d’agir sur le présent. Son travail explore ainsi les formes de transmission, de disparition et de réactivation des mémoires collectives.

En 2011, elle a cofondé avec Mohanad Yaqubi le collectif de recherche et de programmation cinématographique Subversive Film, basé entre Ramallah et Bruxelles. À travers cette plateforme, elle contribue à la restauration, à la numérisation, au sous-titrage et à la diffusion d’œuvres historiques liées à la Palestine et aux mouvements internationaux de libération. Les projets de Subversive Film ont été présentés dans de nombreuses institutions et manifestations internationales, notamment à la Berlinale, à documenta fifteen, à la Sharjah Biennial, au Yamagata Film Festival et à Doc’s Kingdom.

Parmi ses projets récents figurent The Space Between: The Invocation (2019), Desires into Fossils: Monuments Without a State (2017) et Perpetual Recurrences (2016), un travail de montage qui revisite plusieurs décennies de cinéma palestinien à travers ses motifs récurrents. Elle est également cofondatrice de The Kitchen, un espace bruxellois consacré à la recherche, au travail collectif et à l’expérimentation artistique.

Yaël Bitton – novembre 2027

Yaël Bitton est monteuse, cinéaste et consultante artistique franco-suisse, travaillant entre la France, la Suisse et l’international. Depuis plus de vingt ans, elle accompagne des cinéastes du monde entier dans la structuration et l’écriture de documentaires de création et d’essais filmiques, dont plusieurs ont reçu des prix dans de grands festivals tels qu’IDFA, Sundance, Locarno et la Berlinale. Collaboratrice artistique très sollicitée, elle intervient régulièrement comme experte et tutrice dans des programmes de développement prestigieux tels qu’Eurodoc, le Master Doc Nomads et le Circle Women Doc Accelerator. Sa pratique du montage place au cœur de son approche pédagogique et artistique les questions d’éthique, de juste distance avec les protagonistes et de transformation des récits intimes en propositions à portée universelle.