Case Study
de Mina Keshavarz
vendredi 25 September 13:30—16:30
Argos (rue du Chantier 13, 1000 Bruxelles)
Programme
Cet atelier débutera par une courte introduction à la pratique cinématographique de Mina Keshavarz, qui explorera la manière dont l’imagination peut s’inscrire dans le récit documentaire et les raisons pour lesquelles elle a choisi cette approche. Elle partagera également son expérience de l’évolution de ce style visuel et narratif singulier au fil des années, tant au cours du développement de ses projets que dans la salle de montage.
À la suite de la projection intégrale de son long métrage The Art of Living in Danger, elle animera une discussion autour du processus créatif en postproduction. Nous explorerons la manière dont des récits personnels peuvent s’inscrire dans des mouvements sociaux plus larges, ainsi que les raisons pour lesquelles elle a choisi d’aborder la lutte des femmes en faveur d’une législation contre les violences domestiques en Iran à travers une approche intime et personnelle, plutôt que par les formes traditionnelles de l’activisme.

A propos du film The Art of Living in Danger
Réalisé par Mina Keshavarz
2020, 87 minutes
Iran – Allemagne
À travers un monologue intérieur, Mina révèle progressivement l’histoire tragique de sa grand-mère et montre la réalité des violences domestiques faites aux femmes en Iran.
A propos de Mina Keshavarz
Mina Keshavarz (née en 1984) est une cinéaste documentaire et productrice créative basée à Téhéran. Sa pratique artistique repousse les frontières du cinéma documentaire en entrelaçant imagination et expérience vécue. À travers des stratégies expérimentales, elle aborde des thèmes tels que le féminisme, la mémoire collective, les archives de la résistance, l’espoir et l’introspection, qu’elle utilise comme points d’entrée pour relier des récits intimes à des réalités sociopolitiques plus larges.
Ses films — parmi lesquels Unwelcome in Tehran, Profession: Documentaries, Braving the Waves, The Art of Living in Danger et Phobos — ont été présentés en première dans de grands festivals internationaux tels que l’IDFA, le Festival de Thessalonique, Busan, Sheffield DocFest, Tribeca et le BFI London Film Festival. Ils ont également été présentés dans des lieux tels que l’Anthology Film Archives, l’EYE Filmmuseum, la Satyajit Ray Foundation, le Barbican Centre et Silent Green. Ces œuvres ont bénéficié du soutien d’institutions telles que l’IDFA Bertha Fund, Sørfond, Fritt Ord, ARTE/ZDF, le NRW Cinema Fund et le Hot Docs CrossCurrents Theatrical Fund.
Mina est diplômée de Berlinale Talents, du Hot Docs Emerging Docs Accelerator Lab, d’EsoDoc, de Circle et du Tribeca Film Institute. Elle a été invitée dans le cadre de plusieurs résidences artistiques, notamment le Nipkow Film Programme (Berlin), Berlin AiR, l’Akademie der Künste (Berlin), la Cité Internationale des Arts (Paris) et le Camargo Foundation Fellowship (Cassis, France).
En tant qu’enseignante, elle a donné des cours à la Griffith Film School (Australie), à EsoDoc (European Social Documentary) et à la Tehran Art University.
Son engagement dans le domaine du cinéma se reflète également dans son appartenance à la European Film Academy (EFA), à la Documentary Association of Europe (DAE), au European Women’s Audiovisual Network (EWA) et à l’Iranian Documentary Filmmakers Association (IRDFA). Elle a également été membre de jurys pour CPH, les One World Media Awards et les Cannes Corporate Media & TV Awards.
Informations pratiques
Date : vendredi 25 septembre 2026
Horaire : 13h30–16h30
Lieu : Argos (rue du Chantier 13, 1000 Bruxelles)
Entrée gratuite, sur inscription uniquement (places limitées)
Pour participer, veuillez nous écrire à soundimageculture@gmail.com.
L’étude de cas sera suivie du vernissage de l’exposition collective « What the Land Remembers – Counter-Archives from Iran », qui présente notamment le travail de Mina Keshavarz.
Vernissage à 18h00, à Argos (Bruxelles), le vendredi 25 septembre 2026.
Cette exposition collective présente plus de trois décennies d’art audiovisuel iranien : des installations rarement montrées, des films expérimentaux et des œuvres numériques des débuts du médium.
Plus d’informations sur l’exposition



